Les Transports en question en Dordogne dans le cadre du Grand débat national : EELV dit oui au train et non à de nouveaux barreaux autoroutiers !

La mobilisation des Gilets Jaunes montre clairement les limites du système du « tout-voiture », qui fait peser sur nombre de ménages des zones rurales des frais insoutenables de carburant. Cela ne fera qu’empirer en Dordogne, si les voies et la qualité de desserte des lignes ferroviaires TER du département continuent de se dégrader, elles qui permettent pourtant à des centaines de travailleurs et scolaires de se déplacer chaque jour !

A l’occasion de la venue d’Elisabeth Borne, ministre des Transports, à Bergerac dans le cadre du Grand Débat National, EELV Dordogne demande aux élus locaux et à la ministre des Transports de faire des propositions fortes en faveur d’une mobilité durable. Pour cela, il est indispensable de mailler le territoire de transports collectifs efficaces, permettant de desservir tous les territoires ruraux de manière équitable, en respectant l’environnement.

Et quelles sont les solutions que le Conseil départemental et la Chambre de Commerce entendent demander aujourd’hui à la ministre pour améliorer les transports en Dordogne ? Le doublement de la RN 21, et des barreaux autoroutiers entre Langon et Mussidan et entre Périgueux et Limoges ! Nous disons STOP à ces solutions d’un autre temps qui favorisent encore et toujours camions, vitesse, pollutions et réchauffement climatique et vident les caisses publiques. Les grands perdants restent une nouvelle fois le ferroviaire, les autres modes de transports collectifs et leurs usagers.

EELV Dordogne demande aux élus locaux et aux responsables économiques de cesser de défendre de tels projets pharaoniques et néfastes. Les solutions simples et moins coûteuses existent : l’aménagement à minima de la RN 21 par des zones de dépassement pour améliorer la sécurité serait suffisant pour résoudre les problèmes locaux actuels.

La transition écologique, et la mobilisation en cours de nos concitoyens Gilets Jaunes, exigent que l’on prenne enfin compte de l’équité territoriale et du réchauffement climatique, et que l’on investisse pour de bonnes raisons.

EELV propose à la ministre et à tous les élus locaux de Dordogne de mettre en place un outil contenu dans la loi sur la transition énergétique : le Plan de mobilité rurale1, à l’échelle de la Dordogne et avec l’aide de la Région, autorité de gestion ferroviaire. Ce plan est l’occasion de cibler les budgets publics sur l’harmonisation, l’amélioration et le développement des transports collectifs sous toutes leurs formes : lignes TER, ferroutage, parkings relais et covoiturage, bus et navettes dans les zones périurbaines, liaisons avec les transports scolaires, etc.

La concertation avec tous les territoires de la Dordogne est primordiale, pour qu’enfin, tous les citoyens puissent être consultés sur ce sujet capital. Le climat, l’emploi et les hommes seront alors les grands gagnants d’un aménagement respectueux de nos territoires.

 

1 C’est un document officiel, inscrit dans le code des transports (article L.1213-3-2), créé par la loi  transition énergétique pour la croissance verte (TECV), non obligatoire, qui doit veiller établir de manière concertée à la complémentarité entre les transports collectifs, les usages partagés des véhicules terrestres à moteur et les modes de déplacement terrestres non motorisés et prendre en compte les plans de mobilité des entreprises, des personnes publiques et des établissements scolaires. Une communauté de communes Somme Ouest vient de publier un retour d’expérience très intéressant sur le plan qu’elle vient d’élaborer (téléchargeable surhttps://we.tl/t-UdSOYq67DR  ). Il y a un observatoire de ces plans géré par le CEREMA : https://www.cerema.fr/fr/actualites/observatoire-plans-mobilite-rurale-au-1er-janvier-2018.

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